Karaté - Budo

Eléments essentiels à la compréhension du karaté

Karate Budo
Principes de combat

1. Combats de parade ou de survie

Le combat de parade est une situation où deux individus tentent d'imposer leurs supériorités. Il s'agit d'un type de combat fréquent chez les animaux afin de désigner le chef d'un groupe ou le mâle reproducteur. Ce type de combats n'a en général pas pour objectif de blesser gravement l'adversaire. Les kumités de compétition sont à considérer comme des combats de parade.

Le combat de parade est une situation où deux individus tentent d'imposer leurs supériorités. Il s'agit d'un type de combat fréquent chez les animaux afin de désigner le chef d'un groupe ou le mâle reproducteur. Ce type de combats n'a en général pas pour objectif de blesser gravement l'adversaire. Les kumités de compétition sont à considérer comme des combats de parade.

karaté-kumité

Les combats de survie sont fréquents entre différentes espèces animales par exemple, entre un zèbre et un lion ou un loup et un mouton. Par contre, ces combats sont peu fréquents entre des animaux de même espèce. L'homme fait malheureusement exception à la règle avec notamment les guerres et les meurtres.

Les stratégies et les techniques employées devront être adaptées en fonction du type de combats. Dans le kumité de compétition, les points dits vitaux, à l'exception des moins dangereux, seront évités. De plus, les frappes seront contrôlées sous peine de disqualification. Les techniques utilisées sont très simples et peu nombreuses. L'objectif est souvent de travailler l'explosivité et la vitesse afin de surprendre l'adversaire, marquer le point pour ensuite reprendre une distance de sécurité et éviter d'être contré.

À l'inverse, dans un combat de survie, les points vitaux seront recherchés et les frappes seront portées à pleine puissance. Evidemment, aucune règle n'est applicable et tout objet utile pourra être employé. Cette dernière situation relève du karaté martial. Les applications des katas s'apparentent à des situations de self défense et de close combat très utiles en combat de survie.

2. Distance de combat (maai)

karaté - maai La distance de combat entre les deux "adversaires" est un élément déterminant :
- Elle peut être longue, on parle de « distance de sécurité ». C’est-à-dire que l'adversaire ne peut vous toucher directement mais doit au moins réaliser deux pas pour vous atteindre.
- Elle peut être moyenne, c’est-à-dire que l'adversaire peut vous atteindre en un pas.
- Elle peut également être courte. On parle alors de « corps à corps ».

En fonction de la distance, les techniques devront être adaptées. A longue distance, on réalise souvent un pas d'appel pour rompre la distance de sécurité. Ce pas est classiquement couplé à une feinte d'attaque (exemple: kisami tsuki ou hiza geri) qui peut également servir de protection. Ensuite, une ou plusieurs attaques sont enchaînées en avançant. A moyenne distance, les techniques sont souvent les mêmes mais elles sont réalisées directement sans pas d'appel. A courte distance, les techniques doivent être adaptées. On utilisera par exemple des enpi, des ura tsuki, des hiza geri, des saisies, des clés, des balayages, des projections, etc.

Les distances devront être adaptées à l’adversaire et à vos capacités.
Si votre adversaire est un spécialiste du judo ou du muay tai, il est peut être préférable de choisir une distance longue (frappes suivies d'un retour rapide à une distance de sécurité).
Si votre adversaire est très rapide, une distance longue est parfois utile afin d'avoir le temps de réagir et d'organiser votre contre.

Si l'adversaire est grand, il convient peut être de travailler très prêt (à mi-distance ou au corps à corps), afin de ne pas être à sa portée sans pouvoir riposter. De plus, de longs bras ou de longues jambes s'avèrent être un handicap à courtes distances.

Si votre adversaire est plutôt lourd et puissant, il conviendra plutôt de travailler à longue distance, frapper rapidement et repartir immédiatement. Mais il n'y a pas de règle absolue, il faut aussi tenir compte de vos habitudes et aptitudes.

3. Enchaînements

A distance de sécurité, il est souvent aisé de bloquer un ou deux coups. Cela devient plus compliqué, lorsque trois ou quatre attaques sont enchaînées. Le travail de uke se complique encore si tori travaille sur des niveaux différents: jodan, chudan et gedan et s'il varie le type de frappe: tsuki, geri, enpi, hiza, etc.
En corollaire, s'il est important pour tori d'enchaîner différents types d'attaques à plusieurs niveaux et il est vital pour uke d'esquiver, de bloquer et de contrer quasi simultanément afin de ne pas se laisser déborder. Dans un état d'esprit "go no sen", uke doit penser à la contre-attaque plus qu'au blocage. Dans un état d'esprit "sen no sen", uke doit anticiper l'attaque. La contre-attaque et le blocage doivent être simultanés et aboutir avant que tori n'ait eu le temps de développer son attaque...

Lire la suite sur les feintes, les déplacements, les esquives, la relaxation musculaire, le kimé, le kiai et la synchronisation dans le livre "Karaté: au-delà du geste".

 

 
 
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