Karaté - Budo

Eléments essentiels à la compréhension du karaté

Karate Budo
Sélection de quelques points sensibles ou dangereux

Tous ces points doivent être évités lors de l'entraînement ou des compétitions. Il est toutefois important de les garder à l'esprit et de les travailler avec un parfait contrôle car ils peuvent s'avérer utiles face à un adversaire plus fort en situation réelle de légitime défense.

1.Tête

Yeux: l'objectif premier est l'aveuglement ne serait-ce que quelques secondes afin d’enchaîner les attaques. Attention, car une forte pression sur les globes oculaires peut engendrer des lésions irréversibles mais également une baisse du rythme cardiaque et de la tension artérielle.

Tempes: l'écaille du temporal est la partie la plus fine des os du crâne. Une frappe perpendiculaire à l'écaille du temporal peut engendrer fracture avec embarrure.

Nez: les os propres du nez sont assez fins et ne sont attachés au crâne que par leur bord postérieur. Une frappe perpendiculaire sur les os propres du nez engendre une vive douleur et souvent une fracture accompagnée d'une épistaxis invalidant pour la suite d’un combat.

Pointe du menton: une frappe surtout circulaire (ex mawashi geri ou mawashi tsuki) à la pointe du menton entraîne une rotation rapide de la tête. Le cerveau situé à l'intérieur de la boite crânienne présente une certaine inertie et se voit donc percuté par les os du crâne. Cet ébranlement du cerveau peut engendrer une perte de connaissance, un hématome sous dural par traction sur les vaisseaux situés à la périphérie du cerveau ou une hémorragie intra-parenchymateuse.

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2. Cou

Région angulo-mandibulaire: une pression ascendante en sous angulo-mandibulaire ou une pression horizontale entre le lobe de l'oreille et le bas de la branche montante de la mandibule engendre une sensation désagréable probablement par pression sur le pharynx et sur des branches du nerf facial.

En sous angulo-mandibulaire, on trouve la bifurcation carotidienne avec son glomus sorte de barorécepteur mesurant la pression artérielle. Un choc important ou une forte pression bilatérale sur les glomus (par étranglement dit sanguin) est faussement interprété comme une élévation de la tension artérielle. Cela engendre par voie réflexe une baisse du rythme cardiaque et de la tension artérielle. Secondairement, l'hypoperfusion du cerveau entraîne une perte de connaissance. À l'extrême, on peut aboutir à un arrêt cardiaque

Larynx et trachée: une percussion, une pression simple ou un étranglement dit respiration entraîne une sensation désagréable et des difficultés respiratoires. Attention, car une pression importante sur la face antérieure de la trachée ou du larynx peut engendrer des dommages graves voir un étouffement.

Nuque: une pression avec l'extrémité distale de 2 ou 3 doigts sur la partie médiane et haute de la nuque juste sous l'os occipitale entraîne une douleur par compression des structures ligamentaires entre les apophyses épineuses. Cette pression facilite souvent la maîtrise de l'adversaire avant de porter un coup ou de réaliser une projection.

Clé de nuque: si vous appliquez une main sur le menton et la seconde sur la partie postérieure du crâne, vous pouvez entraîner un mouvement de rotation de la tête en appliquant une poussée vers la droite sur le menton et une traction vers la gauche sur la partie postérieure de crâne. Cette manœuvre très dangereuse peut entraîner des lésions graves du rachis cervical: déchirures ligamentaires, lésions discales, luxations vertébrales et secondairement une atteinte de la moelle épinière.

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6. Membres supérieurs

Clés d'épaule, de coude, de poignet ou de doigt. Toutes les articulations des membres peuvent faire d'objet d'une clé. Il s'agit simplement de forcer au-delà des possibilités extensions ou de flexions d'une articulation. Une pression est exercée sur l'articulation ou à proximité, tandis qu'une seconde pression est effectuée en sens inverse à distance de l'articulation afin de bénéficier d'un bras de levier maximal. Cette manœuvre peut engendrer une déchirure ligamentaire, une luxation et parfois une fracture.

Sillon delto-pectoral: une pression légèrement ascendante sur le versant externe du sillon delto-pectoral engendre compression douloureuse de l'extrémité distale la clavicule.

Le nerf médian peut être comprimé à différents endroits: au 1/3 inférieur du sillon interne entre le biceps et le muscle brachial, sur le versant interne de la face antérieure du coude (à proximité de l'artère humérale), sur la partie médiane de la face antérieure du poignet.

Le nerf radial devient superficiel sur le bord externe du muscle biceps quelques centimètres au-dessus du pli du coude et descendant en superficie vers le versant externe de la face antérieure du coude. Une pression à ces deux niveaux peut donc engendrer une vive douleur.

Gouttière olécranienne interne: située sur le versant interne et postérieur du coude, une percussion à ce niveau entraîne une vive douleur par compression du nerf cubital.

Métacarpiens et doigts: une frappe dans une direction perpendiculaire à la diaphyse des métacarpiens ou des phalanges entraîne une douleur utile pour se défaire d'une saisie ou pour dissuader l'assaillant de porter une nouvelle attaque. Une fracture est possible surtout si la main ne peut avoir de mouvement recul lorsqu’elle est percutée.

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